Gris

Égal mélange du blanc et du noir, fruit de deux couleurs contraires, le gris symbolise l’Homme comme le résultat de la rencontre des sexes opposés.

Il est intéressant de remarquer que de « gris » découle « grisailler » qui signifie peindre en gris, rendre grisâtre, terne, devenir grisâtre; mais aussi « grisant » qui met en état d’exaltation. Il semble être une éternelle recherche d’équilibre entre morosité et émotions vivifiantes. Il allie les contraires comme le petit de la souris, et l’immense de l’éléphant, avec le sentiment que cette couleur peut basculer à tout moment vers le noir ou le blanc. Associé à la tristesse, la solitude, la cendre, la vieillesse, la poussière, le gris est pourtant calme, doux, apaisant. Il se prête à toutes les couleurs, élégant et sobre. Il inspire l’humilité, l’intelligence, la réflexion de la matière grise et la neutralité de la sagesse de celui qui écoute, il pèse le pour et le contre. Il inspire l’errance, la mélancolie, le brouillard dans lequel on se perd à force de tergiversions.

Dans la symbolique chrétienne, cette couleur symbolise la résurrection des morts, le passage de la vie à la mort. Les artistes du Moyen-Age donnent au Christ un manteau gris lorsqu’il préside au jugement dernier.

Le gris représente aussi notre inconscient profond, la part la plus cachée de notre conscience. A la naissance, seul les contraste se distinguent dans la masse flou, informe et grisâtre,  ainsi que peuvent l’être nos rêves, de ceux qui se situent dans les couches reculées de l’inconscient ne demandant qu’à être éclairées et clarifiées par la prise de conscience.

Le nouveau né vit dans les gris, l’Homme est gris, c’est aussi la couleur que nous voyons en fermant les yeux. Il est le centre de la première perception du monde.

Rappel de cour : La couleur

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