Observation – Leçon 2

Pour réaliser du dessin d’observation, il y a 2 approches possibles, par l’ « abstrait » ou par le « concret ». La méthode par l’abstrait est de loin la plus efficace, lorsqu’il s’agit de reproduire bêtement le réel et donc de faire un simple dessin d’observation. Mais dans l’idée d’apprendre à dessiner, et donc de pouvoir ensuite se servir de ses connaissances pour inventer, il faut aussi penser « concret ».

 

Cerveau Gauche et Cerveau Droit

Faisons un peu de vulgarisation: il est communément admis que le cerveau gauche et le cerveau droit ne servent pas à la même chose. Même si vous vous doutez que c’est plus complexe que ça, il reste possible de schématiser le fonctionnement du cerveau en le coupant en deux par le milieu. On parlera alors de cerveau gauche et de cerveau droit.

Par exemple, l’activité de la partie gauche du corps est majoritairement gérée par le cerveau droit et vice versa. Mais cette séparation existe aussi pour des choses plus abstraites, le cerveau gauche est le siège de l’idée, du langage, et le cerveau droit celui de la forme, et du regard. Quand l’un observe, l’autre interprète.

En dessin, cela pause plusieurs contre sens. Quand on sait ce que l’on dessine, et qu’on le comprend, on a tendance à se fier à notre idée et non à ce que l’on observe, et donc à interpréter une image avant même de l’avoir reproduite; voilà pourquoi on reproduit mieux une image que l’on ne comprend pas.

Par exemple, une table: son idée est « un plan plat et quatre pieds », mais sa forme change pour chaque table. Quand vous reproduisez une table rococo surchargée de détails, vous serez parasité par ce que vous connaissez de la perspective normale de l’idée de table, par rapport à la perspective visuelle proposée par la table biscornue. Ce qui peut induire votre dessin en erreur. Cependant sans l’idée de la table, impossible d’en inventer d’autres formes.

Le dessin d’observation c’est tenter d’utiliser exclusivement le cerveau droit et donc de reproduire avec justesse, le cerveau gauche devenant l’instrument du droit.
(Leçon 1)

Mais pour apprendre à « dessiner » et donc à inventer, innover, l’observation seule ne suffit plus, il faut aussi comprendre. C’est là que l’on se rend compte que, pour la plupart des objets, fleurs, animaux qui nous entourent, nous n’avons qu’une idée très vague de leur fonctionnement. Et donc notre cerveau ne peut pas inventer une nouvelle forme à un objet sur de l’approximatif.

 

Méthode par le « concret »

Il faut agrandir les zones du cerveau dédiées au dessin et ceux dans les deux lobes. Il faut être précis de son crayon et comprendre en profondeur son objet pour pouvoir le dessiner ensuite sans modèle, ou lui trouver une nouvelle forme.

Toute la série d’exercices « dessiner à l’envers » ( 12 34 ) commençait se travaille. En effet, vous deviez reproduire tout en changeant la forme, mais vous n’étiez pas forcément tenu de comprendre votre objet.

Il y a deux façons de muscler les deux lobes du cerveau.

L’autre main : 

Ecrivez de votre main faible.

Cela fera travailler la partie réactive opposée de votre cerveau, liée au mouvement et à son exécution, afin de muscler une zone de votre cerveau jusqu’ici non exploitée pour le dessin.

L’idée :

Installez vous dans une pièce et schématisé le fonctionnement d’au moins 5 objets qui vous entourent, comme le ferait un scientifique.

Couplé à un fort travail du dessin d’observation classique (Leçon 1), étudier dans le détail la mécanique des choses, vous permettra d’agrandir votre carnet à idée intellectuel.  Si vous ne connaissez pas un minimum le fonctionnement anatomique de l’homme, vous ne pouvez pas le reproduire avec justesse. Il en va de même pour tout. C’est pourquoi l’on vous recommande avant chaque projet, de vous lancer dans une recherche documentaire et dans un travail de croquis.

Vous objecterez que vous ne savez toujours pas dessiner parce que vous ne connaissez pas les règles de la perspectives, de la lumière, de la couleur… Pourtant vous savez maintenant dessiner au crayon, le reste est question de techniques de dessin, qui doivent venir compléter votre savoir, et dans lesquelles vous devez piocher en fonction de votre projet. Par exemple, les règles de la perspective élémentaires ne sont pas appliquées de la même façon dans un tableau que dans une page de BD. Ainsi avant de s’encombrer l’esprit avec des techniques, il faut déjà saisir le réel.

 

 

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