Observation – Leçon 1

Introduction

Le dessin d’observation est l’une des approches possibles du dessin et des arts picturaux. Il s’attache au réalisme, voir à l’hyper-réalisme de l’objet observé et reproduit. Qu’importe la technique utilisée, l’important est d’être au plus proche du réel, de le « maîtriser » totalement. Un bon dessin d’observation est à la fois très impressionnant, et très décourageant pour tous les apprentis dessinateurs. Et pourtant l’on peut s’améliorer très vite dans cette technique, car elle ne demande nul créativité.

La clé de la réussite dans le dessin d’observation, ce n’est pas tant de dessiner, mais d’observer correctement. Il faut éduquer son œil à comprendre ce que l’on regarde. Dans l’idée, vous ne devez plus être esclave de votre main, mais de votre œil. Si votre œil a assimilé les bonnes formes, votre mains les tracera sans soucis. Si vous passez plus de temps à regarder votre dessin que votre modèle, c’est que vous vous trompez déjà de voie. Il faut regarder longuement, lentement, avec attention. Votre main ne devrait dessiner qu’un seul tracé et non réalisé de petits mouvements de vas et vient.

Pour réaliser du dessin d’observation, il y a 2 approches possibles, par l’ « abstrait » ou par le « concret ». La méthode par l’abstrait est de loin la plus efficace, lorsqu’il s’agit de reproduire bêtement le réel et donc de faire un simple dessin d’observation.

 

Méthode par l’Abstrait

L’idée se résume simplement: reproduire ce que l’on observe sans le « comprendre », sans le conceptualisé. De la reproduction bête et méchante. Nous vous invitons à vous référer à l’ouvrage de Betty Edwards « Dessiner grâce au cerveau droit » (éd. Mardaga), duquel est tirée cette méthode.

Initiation:

Observez un modèle, longuement, dans le détail, reproduisez sur une feuille mais sans jamais regarder ce que vous dessinez. Bien sûr le résultat sera loin du réel, et portant vous y retrouverez toutes les lignes de construction. Cet exercice vous oblige à prendre le pouvoir sur votre main. Réalisez cet exercice une seconde fois, mais à partir d’une image abstraite, une simple ligne  tortueuse faisant l’affaire. Le résultat sera beaucoup plus ressemblant.

Cela n’en a pas l’aire, mais cet exercice peut être très fatiguant, donc il n’est pas nécessaire de se compliquer la vie avec des modèle complexes.

En matière de reproduction, vous vous rendrez vite compte, que l’on reproduit mieux une image lorsque l’on ne la comprend pas. En effet, cela évite de se dire constamment: « c’est faux », « ce n’est pas ressemblant »… Vous serez plus correcte, car vous serez concentrés sur la mesure des lignes et non sur la cohérence de l’objet représenté.

Il y a 3 approches possible pour aborder votre sujet de façon « abstraite » et donc de vous obliger à le regarder « vraiment », c’est à dire sans le conceptualiser.

Approche A:

Il s’agit de se concentrer sur les espaces vides plutôt que sur les contours, et ainsi à se consacrer sur la distance entre les lignes, la forme des trous les uns par rapports aux autres (exemple, le blanc des dents, l’espace entre chaque lèvres…). L’exercice consiste ici à dessiner les espaces vides.

En matière de reproduction, plus on est lent et concentré, plus on dessine grand, vous ne pourrez peut-être pas tout rentrer dans le format. Au bout de plusieurs essais, vous mesurerez de mieux en mieux les proportions.

Approche B:

Au lieu de concentré sur les lignes, on va tenter de les oublier, mais aussi d’oublier les ombres et les contours. C’est très compliqué. Alors pour se forcer à dessiner à l’inverse de votre schéma habituel de pensé, on va inverser les valeurs de travail. A partir d’une image simple très contrastée (idéalement en noir et blanc), vous allez dessiner les espaces lumineux avec un crayon blanc sur un papier noir, en insistant plus là où c’est plus lumineux. Très vite vous allez faire abstraction de l’objet que vous représentez.

Approche C:

Enfin la dernière approche est la plus connue, la technique du damier. Choisir une image, la découper dans un damier. Et à partir du damier vide, la reproduire, petit carré par petit carré, en se concentrant sur un seul carré à la fois. Plus il y a de carré, plus on est précis, mais plus c’est dur, et trop de carré n’est pas plus judicieux que pas assez.

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